• Boum badaboum

    Heurté hier matin à la cuisse droite par une moto alors que je marchais sur un trottoir de Bangkok, le guidon de leurs scooters est exactement à la hauteur de ma poche de pantalon, hier la journée a été calme (gros hématome aux couleurs plutôt intéressantes, difficile de marcher) - je suis rentré à l'hôtel en... moto ;-) taxi. Et me suis massé avec du Tiger Balm.

    Ecriture, Chute de la maison blanche, lecture de Yoko Ogawa au bord de la piscine de l'hôtel (vu qu'un hôtel avec piscine c'est 1000 bahts et qu'un hôtel sans piscine c'est 1000 bahts...).

    J'arrive à ce stade de l'écriture de Dragon où je ne change plus rien de significatif au texte ; il faut dire que j'essaye d'écrire "définitif dès le premier jet" depuis des années (je n'y arrive pas toujours) ; alors en termes de prose, je peux rajouter des trucs, mais globalement je ne change pas grand chose (je passe surtout le plus clair de mon temps à lutter contre ma dyslexie, mon orthographe et ma grammaire déplorables).

    Ma méthode ? J'écris ce qui vient quand ça vient (rien ne vient dans l'ordre et rien ne vient "en entier"), mais j'avance dès qu'un truc est mûr et je mets entre [] ce qui manque. [Description] [Dialogue] On verra plus tard. Je n'arrive plus à concevoir l'écriture comme un truc où à 8h30, après le thé du matin, je décide : "je m'y mets". C'est l'écriture qui décide, pas moi. C'est pour ça que j'abandonne (parfois de façon juste momentanée, souvent définitivement) les deux tiers des textes que je commence. C'est pour ça que j'ai toujours un carnet et un stylo (j'écris d'abord à la main avant de taper le texte sur l'ordi).

    Maintenant, il faut que Dragon se repose... Je le tirerai sur papier en France pour une ultime relecture, puis le mettrai "sur le marché" (Le Bélial' a le first look, comme il se doit).

    J'ai peut-être trouvé un autre sujet de novella ou de roman en Thaïlande : Kuhn Sa.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Khun_Sa

    Intéressant. En tout cas, le personnage m'intéresse.

    A moins que je ne cherche déjà une bonne raison de revenir.