• Mae Sariang → Mae Sot

     

    Départ 6h30. Taxi collectif. Le conducteur est prudent, on met sept heures pour faire un trajet qui en prend d'habitude six à la saison sèche. J'ai embarqué avec trois moines et une étudiante en 4e année d'économie à l'Université de Chiang Mai qui rentre quelques jours voir ses parents. Les moines (en robe safran) sont, comme souvent chez les moines Bouddhistes, extrêmement marrants. Il y a Gros (qui a l'air d'abuser davantage de la ganja que de la méditation, il a toujours les yeux clos ou à demi-clos) ; il y a Demi-gros qui parle un anglais très étendu et enfin Sac d'os le théologien des trois, celui qui m'explique plein de choses en thaïlandais que son collègue traduit. Le taxi se remplit peu à peu et atteint le point de non-retour quand une montagnarde embarque avec ses huit enfants, genre de 2 à 12 ans, la plus grande fille s'occupant du bébé comme souvent. Avec l'étudiante, nous comptons les enfants ce qui fait rire tout le monde.

    Arrivé à Mae Sot, je me sens en pièces détachées, je file direct au plus proche hôtel dans le but premier de prendre une bonne douche. C'est un immense truc pas cher qui s'appelle le DK ; m'y attend un autocollant inattendu (voir photo). Puis tour de ville tranquille, écriture, repas sur la route de la Birmanie dans une cantine pour Thaïs où ma présence affole un peu tout le monde. Je me couche avec les poules et j'aurai bien du mal à dormir entre l'agitation post-électorale et les préparatifs des défilés du nouvel an chinois. Camions, motos, gueulantes, musique toute la nuit.

    Passer du temps à Mae Sot ne me dit pas plus que ça, et l'atmosphère n'est pas propice pour l'écriture. Je vais avancer vers Sukothai, autrement plus sympathique.